xavier en vadrouille

Les folles mésaventures de Xavier à travers le monde, parti avec sa bite et son couteau et toute sa bonne volonté !

07 août 2008

this is the end

My only friend, the end...

Ben cette fois ci, pas de photo pour vous presenter ma santé capillaire, mais je crois quand même avoir atteint mon paroxysme blondesque.

Je viens donc tout fraichement d'arriver, ce qui peut paraître paradoxal car je suis pas frais du tout après 26 heures de voyage, sur lesquelles j aurai réussi à dormir au moins une demi heure grâce au nullissime kung fu panda (entre autres nullités qu on m'a servies en choix imposé). Heureusement je peux m'écouter une petite compil du métro mexicain pour me calmer les nerfs, après les différentes embûches que le sort m'aura réservé au long du voyage ; mon billet qui sort pas à mexico, les deux heures de transit à washington entièrement dédiées à faire la queue pour la migra... résultat faut courrir un peu après, et se retrouver en chaussettes à passer les portiques de sécurité pour s'entendre dire qu'il faut revenir en arrière mezcalrécupérer son bagage de soute pour y mettre ma bouteille de mezcal achetée en duty free parce que avec les américains, le duty free aussi c'est dangereux. Bagage qui du coup s'égarera en chemin, probablement à présent sous le joug des brigades anti-terroristes qui voit dans le petit vers au fond de la bouteille une nouvelle arme nématodologique de destruction massive...

Donc voilà, on vous l'avait sans doute déjà dit, mais c'est vrai, faut vraiment pas passer par les états-unis.

Sur ce je ne vais pas épiloguer pendant des heures sur ce que j'aurais appris de ce voyage, probablement pas grand chose si ce n'est qu'à présent, quand j'essaie de parler allemand à l'aéroport de frankfort j'ai vraiment que de l'espagnol qui vient (ne me demandez pas ce que je suis aller foutre à frankfurt). Allez, à la douche maintenant.

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04 août 2008

emmenez moi au pays des merveilles

shoestringerspas grand chose a ajouter aujourd hui, si ce ne sont quelques images des evenements precedement relates

nombreuses traversees de frontieres, pas d image des douaniers verreux, juste le secret des shoestringers pour affronter tant de peripeties ; le petit dejeuner costaud charge en trucs huileux avec la visite de

  • palenque

desayunopalenqueselva

  • Tikal, Guatemala

tikaltikalnoustikal1

avec des comedores toujours plus crades (oui je les cherche un peu pour ça en vrai) et des nuits tout confort en hamac !

comedorehamac

  • le belize, plus precisement l ile de caye caulker ;

au programme du jour, un ballade en voilier mene par des belizeen, qui comme vous pourrez le constater ne ressemblent pas vraiment a des mexicains. Ils sont sympa, mais niveau navigation c est pas gagne (heureusement le voilier est equipe d un moteur)

barca

le but du jeu, c est quand meme d aller cherher au fond de l eau, et on y trouve autre chose que des petroliers qui rouillent

souleaupoissonsmurena

enchantement pour certaines, insatisfaction sur le punch offert pour d autres

dorot_belizpunch

  • la peninsule du yucatan

son sable fin mondialement utilisé pour les sabliers, c'est grâce à lui qu'on peut faire des oeufs à la coque partout dans le monde

arena

toujours des ballades en bateau, mais cette fois pour voir los famosos tiburon-ballenas (observez ici la queue du poisson, la tête se trouvant au niveau des plongeurs). Et pour finir, la séquence pêche, qui si réussie, induit elle même la séquence ceviche ou on mange le poisson cru. Et ouais.

gruppotiburonballena

misspescadorceviche

Et le soir venu, on prépare la prochaine révolution cubaine...

fidel

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31 juillet 2008

c est pas l homme qui prend la mer

c est la mer qui prend l homme

moi la mer qui m a pris, c est celle descaraibes, on peut trouver pire. J ai donc (definitivement ?) range mon sombrero de baroudeur pour rejoindre les sentiers battus par tant de touristes, meme bitumes parfois, et aller a la decouverte de cotes paradisiaques.

yucatan

Resituons le contexte, nous sommes donc sur la peninsule du Yucatan au sens large, et nous quittons tout juste le chiapas en oubliant pas de jeter un oeil au site maya le plus illustre, j ai nomme palenque.

palenque


De la refranchissons des frontieres, maintenant que j ai l habitude c est facile. Mais la premiere surprise, fini les cars pourris avec des poules et que des indigenes au regard noir, maintenant c est des cars pourris avec que des blancs d europe du nord qui parlent que l anglais (meme aux latinos ils leur parlent qu en anglais, ils peuvent bien se la peter avec leur accent tip top ici ca leur sert pas a grand chose ces bourricots). Et du coup, puisqu on est sur un route tres tres touristique, la frontiere mexique-guate si facile a franchir quelques centaines de km plus au sud devient soudainement plus impermeable. Il faut desormais lacher des dollars a tout bout de champ, dans un pays comme dans l autre, sans pouvoir demander son reste (ni de recibo).
On continue en s arretant a l equivalent guatemalteque du site maya incontournable, Tikal, perdu au milieu de la jungle (c est bien pour ca qu il y a que des touristes a y aller).

tikal2


Bon ben la on a assez donne pour les vacances cultures, maintenant en route pour le belize (un ersatz de jamaique) et les plages des caraibes sur la petite ile de caye caulker. On peut s y faire les dents en snorkelling dans quelques reserves naturelles a l eau plus limpide encore qu a l ile tudy, et du sable plus blanc qu aux sables blancs de treboul.
Je vais pas vous faire un dessin, juste une photo peut etre...

caye_caulker



La mer c est degueulasse, les poissons baisent dedans...

La suite du programme, ca sera un peut toujours la meme chose mais sur des sites differents, histoire de decouvrir un poisson nouveau, voire un dophin, une tortue, ou encore un requin-baleine dans le golf du mexique...

requin_baleine_06


Bon ben voila, vous l aurez compris maintenant je flambe un peu histoire d avoir des trucs a raconter de retour au pmu de plomelin. J ai quand meme arreter d aller a la plage depuis aujourd hui pour que mon bras puisse cicatriser apres avoir laisse un morceau de peau sur un coral, et que mes sinus et mon oreille gauche se remettent a fonctionner normalement apres une semaine a cracher des glaviots ensanglantes parce que mon petit organisme si fragile ne semble pas trop supporter la pression de la plongee en apnee. Promis, une fois de retour j irai voir un docteur, mais ici ils sont vraiment pas tres fiables, et de toute facon je vais bien et je rentre dans une semaine.

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11 juillet 2008

back in the ussr

Refoulons donc gaiement les paves de san cristobal, la ville qui rassemble les hippies et autres neo-baba-cools du monde entier, nostalgiques du Che et aficionados du legendaire sous-commandant marcos. Denys et Thomas, qui y resident depuis maintenant un mois, detestent d ailleurs cordialement une bonne partie de ces touristes d un genre nouveau, notamment les argentins qui collectivisent un peu trop facilement leur nourriture qui traine dans le backpacker, font du bruit et degagent des odeurs desagreables (et parfois marchent sur denys quand il dort).

Aussi devient il vite nessaire d aller prendre un peu l air, et pourquoi pas decouvrir un peu le chiapas et ses cours d eau (apres tout, c est la l une des plus grande richesse de la region). C est l occasion de quitter un peu le climat frisquet a 2000m d altitude, et de constater qu on pourrait encore utiliser nos tongs et nos shorts au mexique.

canyoncrocrodilocanyon1

Et pour prouver a mouille que cette fois ci mes photos ne sortent de google mais de l appareil de thomas (celui qui est plein de poussiere), voici les deux comiques plus en forme que jamais (notamment grace aux brevages survitamines qu ils ingurgitent a longueur de journee).

denysthomas

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08 juillet 2008

la vida facil

centro_historico_de_san_salvadorBon, malgre que je me sente tout leger sans mon sac et mon finepix, je continue ma route a travers l amerique centrale, pour aller decouvrir san salvador, capitale du pays eponyme. Enfin je n en ai decouvert que le quartier des grands hotels, la ou s arretait mon bus pour l aprem et la nuit. L occasion de decouvrir que la monnaie locale, c est le dollar us (oui les distributeurs ne proposent rien d autre, et tous les prix affiches sont en us$), ou encore toutes les chaines de fastfood us. Sans interet donc.

Vient ensuite Antigua, qui est donc une ville coloniale (qui a baille ?!), ancienne capitale du guatemala, non denuee de charme mais surgavee de gringos. C est un peu comparable a san cristobal, sans le cote hippy ni le fond de commerce sur les rebelles zapatistes, et avec moins de locaux.

antigua02antigua_guatemala

Un petit detour par le lago atitlan, et la cite de panajachel. Merci encore google image, chez qui il n y a jamais de nuage.

panajachelpanajachel01


Et a present, me voici enfin arrive a san cristobal en compagnie d un compagnon de route plutot original, un mexicain (pas petit) qui vit en achetant des bijoux la ou il faut (panajachel par exemple) et en les revendant (des fois ils les fabrique aussi) la ou il faut (Cancun ou Ibiza par exemple). Ca lui permet de voyager un peu partout a travers l amerique et l europe mediterraneenne en s auto-financant, grace aux touristes fortunes qui se ruinent pour couvrir leurs proches d amulettes en tout genre.
Ca donne matiere a reflechir.

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05 juillet 2008

le monde est petit

Enfin, surtout le monde des spots touristiques du nicaragua, puisque qu on y croise et recroise toujours les meme gens, phenomene assez fascinant. Ainsi on pourrait trouver que certains lieux sont particulierement touristiques, mais non c est juste que les blancs s y concentrent. Et nous ben on a suivi, comme tout le monde.

Donc voila, au programme, apres san juan del sur, ometepe, l ile au double volcan ou en vrai il y a legerement plus de nuage que ca.

ometepe

Puis Granada et les 350 isletas, le truc a la mode au nica. Toute les familles riches en ont une, mais aussi quelques suisses et des ricains. L eau est plutot degueu autour, c est le seul endroit au monde ou on trouve des requins d eau douce et en plus il y a constamment des touristes en barques (dont nous) qui viennent perturber la tranquilite des lieux.

isla

Vient ensuite l incontournable passage a granada, ville coloniale (oui on peut dire ca pour beaucoup de villes en amerique centrale).

granaGranada_Nicaragua_Church

On arrive au moment ou sylvain, depasse par tant de decouvertes, d aventures et de depaysements, choisi de rentrer chez lui. Je continue donc ma route seul, avec pour objectif la cote caraibe et les delicieuses corn islands.

Corn_Islands_Nicaragua2

En verite, le tableau decrit sur la photo sera difficile a trouver en cette saison de pluies continuelles et diluviennes. Pour atteindre la cote, j ai d ailleurs tente un defi camion. J entends par la je me leve de bon matin, parce qu ici pour avancer et faire quelquechose, mieux vaut suivre le soleil (oui on est a l heure solaire, ca fait donc du 6h-18h). Donc pour mon trajet du jour, soit j attends trois heure un bateau qui remonte la riviere (enfin vue la largeur on peut sincerement parler de fleuve), soit trouver autre chose.

MapaNicaraguaRelieve1

Bon, ben j ai trouve autre chose, a savoir un camion avec une dizaine d ouvriers, des bidons d essence, des moteurs et des sacs de bouffe. Et c est parti pour un bout de piste (en rouge). Un bon bout de piste. Long. Et en mauvaise etat la piste, saison des pluies oblige. On s embourbera donc deux fois, une premiere fois on se sort a la main. Je me couvre de bout, les nicas sont contents car ils voient que j aide et moi je me sens super integre, mais un peu humide quand meme. La deuxieme fois y aura quand meme un camion en haut de la cote, sans quoi on passait vraiment pas. Au milieu de la route, un pont tres largement deborde par la riviere nous arrete. Pas de probleme, un tour de mini barque et hop on repart avec un autre camion de l autre cote (en vrai c est beaucoup plus lent). Et voila, j arrive sur la cote un truc comme 8h plus tard, et le temps est vraiment degueu. Qu est ce qu il faut pas faire pour avoir des trucs a raconter. D ailleurs les nicas du camion comprenaient vraiment pas ce que je foutais la, et j avoue qu en moi le doute s immiscait peu a peu.

Bon, pour les iles je laisse tomber, si je veux pas prendre un avion faut attendre une semaine le prochain bateau une fois la bas, et j ai peur de vite m ennuyer. Donc je repars, cette fois ci en bateau, j ai compris la lecon. Belle experience, une dizaine de personne dans une barque de 10 metre, propulsee a fond les ballons par un v6 de 200 chevaux sur les eaux plates du rio. Aux commandes, un metis local sorti de mad max avec son casque de moto et ses lunettes de plongee (oui il pleut toujours, nous les passagers on a une bache).

rioIndio

J arrive ainsi a Blue Field, ville peuplee de nicas bien differents de ceux que j ai vus et rencontres jusqu a maintenant, avec des allures de jamaicans et un language qui s apparente a de l anglais-creole. Marrant.

bluefields

Apres tout ca, retour a la capitale Managua pour quitter le pays, et voila que je trouve le moyen de perdre mon sac avec mon appareil et ma cle usb, ma precieuse methode assimil, et un peu de thune sous diverses monnaies tant qu a faire. Donc voila, je crois que la 4e perte de mes photos sera la derniere, il etait temps de mettre un terme a cette spirale. Par chance, j ai encore mon passeport et mes cartes de credit (et ma tete, alouette), je peux donc continuer ma route vers le nicaragua en passant une nuit au salvador (d ou j ecris). Merci a google image, et desole j avais vraiment des photos trop bien pour prouver la veracite de mes peripeties.

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26 juin 2008

un monde qui change

Ca y est, me revoila sur les routes centro americaines en companie du jeune Sylvain Delerce. Fini l acces permanent a internet dans sa casa douillette du costa rica, mais bon comme il est super dependant a internet j ai quand meme le temps de balancer trois photos.

costanicacrabe


Premiere etape : san juan del sur
petite ville cotiere sympathique (voir plus haut) ou la moitie de la population est composee d americains, dont une partie d expatries qui ont leur truck immatricule au nicaragua et viennent ballader leur meute de chiens sur la plage au petit matin (oui oui, le stereotype de la vieille liftee qu on devrait trouver qu a Miami). Les superbes villas avec piscines fleurissent sur tous les bons points de vue, absence de loi littoral (ou corruption) oblige. Dans quelques annees ca sera aussi laid qu Acapulco.

sanjuan

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20 juin 2008

couleur cafe

Je ne suis pas sans ignorer que certains d entre vous s interrogeait sur ce que pouvait bien faire sylvain (et moi maintenant) au costa rica. Et bien voici un premier element de reponse.

sylvain

Non, en fait on fait pas que se la couler douce a la piscine du CATIE (centro agronomico tropical de investigación y enseñanza), on fait aussi du sport presque tous les jours, on mange de la viande (pas bonne) et on joue a cache-cache. Une vraie vie de conge.

bisteckhide_seek

"J aime ta couleur cafe"

expertoEt quand on deborde d altruisme, on peut meme donner de notre temps aux chercheurs faineants du CIRAD pour aller pieger des scolytes dans du cafe. Ce qui me donnera enfin l occasion d approcher un champ de cafe, et peut etre d eclairer certaines interrogations dont ma tante Annie m avait fait part avant mon depart.
Bon, tout ce que je sais du cafe, c est a dire pas grand chose, c est sylvain qui me l a appris quand meme. Ici c est lui l expert.
Le cafe est donc une culture assez traditionnelle au Costa Rica, puisqu il est d ailleurs a l origine de la seule specificite culturelle du pays, la remorque a cafe. Admirez le travail (oui il y a toujours un con d americain qui se croit oblige de monter dessus).

charriotte

Pour le reste de l artisanat, ben tout vient du nicaragua. Et pareil pour la main d oeuvre employee dans les fincas. En effet, pour m etre juste ballade pour relever des pieges a la con, j ai  eu la chance de constater par moi meme que des plants tres serres, un terrain tres accidente et un pente redhibitoire rendent le travail en cafeiere plus que contraignant. Du coup, nos amis ticas (costa-ricains) habitues aux douches chaudes et a l eau potable courante laissent ce genre de taches aux nicas (nicaraguayens). Plus belle la vie ?

cafe

Au rayon agronomie, le plant de cafe se revelerait pas tres robuste. Aux vilains scolytes s ajoutent divers champignons et maladies qui imposent de nombreux soins pour la culture. Donc des traitements au pulverisateur a dos et du desherbage a la binette. Ouais ca fait pas rever.
Et au final, l altitude pas si elevee par ici (dans les 1000m) donnerait un cafe de qualite mediocre, dont les cours sont plutot en crise. Du coup les plantains qui a l origine servait a donner un peu d hombre au cafe (pour ralentir la pousse et prevenir l epuisement du sol et de la plante) deviennent plus rentables, quand on ne peut mettre de la canne a sucre qui elle cartonne a fond. Bon ben la prochaine fois, on ira plutot en Colombie.

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18 juin 2008

allumer le feu

matadorCosta Rica, nouveau pays, nouveaux horizons, nouvelles decouvertes... et bien non, restons dans l inepuisable theme des volcans ! avec un week end au pas de course, et deux volcans en deux jours (certains tour operators en proposent 5 en deux jours). La pour atteindre une telle echeance, notre petit sylvain s est permis de louer une voiture de ministre a la consommation monstrueuse, qui decoince pas un cul sous sa conduite de flan, et ce malgre la presence du petit Jesus qui assurerait son salut (et le notre) lors de n importe quel depassement.

"Il suffiraaaaaa d une etincelle"

cratereTout ca pour decouvrir un cratere embrume avec quelques putaemanations de souffre a peine odorantes (deception), des bestioles qui se "prostituent" sous les  objectifs (selon l expression de mathilde), rien de tres nouveau me direz vous. Sauf que la, on est au Costa Rica ! qu est ce que ca change ? et bien le Costa Rica est un pays d Amerique Centrale. Vous vous en doutiez. Oui mais c est aussi une destination privilegiee des touristes americains, supposee plus sure, mais adaptee a leur portefeuille bien garni. Et la forcement, quand on vous demande systematique de raquer 10 a 30 us$ pour n importe quel parc, pour voir des trucs deja vus voire moins bien, ben forcement quand on est d un naturel un tant soit peu critique (qui a dit raleur ?) ben on exprime un peu de reprobation.

lagogruppovolcano_yp

congestropcools

Ajoutez a ca le fait que systematiquement on s adresse a vous en anglais, la presence de sentier betonnes partout, de super revetement anti-glisse pour des "randos" faciles, et de navettes des que les distances s allongent un tant soit peu, et vous aurez vite fait de vous demander ce que vous faites au milieu du 52e etat unien reserve aux grabataires detenteurs de fond de pension (apres la floride).

catarataBon, on y trouve quelques avantages parfois. Par exemple, vous vous deplacez pour voir une cascade (et Dieu sait que ca prend du temps ici, niveau route c est pas plus developpe que chez les voisins), et la reserve amenagee se revele etre un zoo. Maniere de justifier les sommes exorbitantes extorquees.





mariposapapagayospapagayo


On trouvera meme des touristes japonais en cage que notre ami sylvain, dans son infini bonte, aura gracieusement liberes.



japoneses

A part ca, au Costa Rica, on trouve toujours des eglises

iglesia


Mais aussi des barrages comme celui ci, suppose alimenter la capitale en electricite a lui seul. Par contre la il y a debat, parce que quand ils font des barrages c est bien c est ecolo, mais apres on peut plus faire du rafting. Donc si on peut plus faire du rafting, les touristes viennent plus. Mais si on fait des centrales nucleaires, c est pas la classe non plus. Comment qu on fait ?...

barragecanyon

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13 juin 2008

conseil au voyageur

Certains d entre vous se demandent probablement si ce genre de périple en solitaire a travers l amérique centrale n est pas sans risque. Et bien en effet, une certaine vigilance s impose. Et rassurez vous, je ne suis pas non plus parti en toute insouciance, puisque au préalable je m étais reéquipé d un beau couteau, et ca ca fera certainement plaisir a tous ceux qui m ont manifesté leur sympathie suite a la perte de mon opinel.

cuchilloysombrero

Ca ne m aura pas empeché de me faire entuber une dizaine de dollars sur un changement de monnaie dont j ignorais la valeur, et je me serais fait extirper la meme chose par divers douaniers mais avec eux j ose pas trop negocier. Au moins pour apres ca me fera penser a m informer sur les taux de change, info précieuse pour les négociations avec les petits agents de change a la sauvette.

D ailleurs, pour les ames aventureuses qui voudraient s y frotter, voici a peu pres les taux du moment

1 dollar us = 10 pesos mais 1 peso vaut 1,4 quetzal ou encore 1,8 limpiera (et non pas 1 peso pour un limpiera, connard de hondurassien), alors que 18 cordobas valent 1 dollar qui lui meme vaut 500 colons. Forcement, ca me ralenti un peu pour marchander a la fin.

A contrario, j aurais habilement su eviter deux entourloupes. La premiere : un taxi collectivo me promettant que si je paye le prix pour les 4 personnes manquant a le remplir, il peut m amener tout de suite a la frontiere pour attraper le bus qui part, heureuse coincidence, a la capitale dans la demi heure ( il est quand meme accompagné de plusieurs personne pour confirmer autour, un pour assurer que la frontiere est ouverte toute la nuit, un autre pour apporter la soudaine info qu un bus part dans une 1/2h, un autre pour dire que les hotels coutent au moins 200 dollars...). bon ben j ai pas verifié et j ai passé la nuit dans un hotel a trois dollars pour attendre que la frontiere soit ouverte.

Sinon, toujours plus vil, a San Jose au costa rica, le pays le plus developé d amerique latine. le taxi sympa qui me deplace entre deux terminaux m explique que des pluies diluviennes ont récemment balayé le pays. la route que je m apprete a prendre en bus est probablement encore bloquée. Coup de fil au terminal qui nous apprend (oui oui il m a passé le telephone pour me prouver la véracité de ses propos) qu il n y a effectivement pas de bus avant le premier arret, a dizaine km de la. Et la route ne sera pas debloquée avant plusieurs jours. De plus, dormir a l hotel va tres vite couter une fortune. D ou le probleme : comment me rendre a destination ?

apparemment seules des voitures pourraient passer. A tout hasard, je demande donc combien ca pourrait couter en taxi - Oh ben attend, attrape la feuille la, avec la grille des prix ... - alors, cartago... ah ben 30$ quand meme ! - oui mais la, y a vraiment pas d autre solution.- Bon ca commence a puer ton histoire, moi je commence a me dire qu il faut que je trouve un moyen de me barrer avant qu on m emmene pour me detrousser qqpart. Je tente l excuse qu il faut que je m arrete a un cyber pour prevenir mes futurs hotes qui m attendent - Ouais pas de probleme, je t attends a la sortie. -  Rate. Bon ben depose moi quand meme au terminal, j irai chercher un moyen de les contacter, de toute facon faut que je me pose pour reflechir - oui ben c est la au bout de la rue ! mais y a pas de bus, tu vois c est fermé - et tu peux pas m y deposer (connard !)?  - ben non regarde, c est un sens interdit - ah comme c est balot ! et pourquoi t as pris cette route ?

Bon, au moins je peux sortir de ce taxi douteux en réglant une note normale. Je vois pas vraiment le-dit terminal, je suis probablement perdu qqpart dans la ville et pas plus avancé sur mon chemin, mais a part le cout du taxi et un bon quart d heure, j ai encore rien perdu.

Au final au coin de la rue je trouve bien sur le bon terminal, ou les bus s alignent pour decoller comme en temps normal. Bien tenté mon cochon.

Bon, j avoue que depuis mon arrivée je m attendais bien a tomber sur une entourloupe quelquepart, et je restais assez suspicieux sur tout ce qui passait. Ca y est j en aurai trouvées quelques unes, au final ca se gere assez bien et ca rajoute un peu de piquant au voyage. Reste que maintenant je me trouve chez deux individus douteux qui vont probablement venir m égorger des que je commettrai l erreur d avoir le sommeil trop lourd. Il faut que je m accroche. Vigilance permanente.

brandon

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